Droit de réponse de Jean Ferrat

Jean FERRAT
10, rue Saint-Florentin - 75001 PARIS

L’HUMANITE HEBDO
32, rue Jean Jaurès
93528 SAINT DENIS


A l’attention de M. Patrick Le Hyaric, Paris, le 26 avril 2001


RECOMMANDE AVEC A.R.

Monsieur,
En application de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1981, je vous demande par la présente le droit de réponse ci-dessous limité à la longueur de l’article signé par Monsieur Gérard Raffort paru dans l’Humanité Hebdo du samedi 21 avril 2001.
Cette insertion devra être faite à la même place et dans les même caractères que l’article qu’il aura provoquée et sans aucune intercalation.
Aux termes de la loi du 1er août 2000 sur la communication audiovisuelle, le droit de réponse existe et doit s’appliquer également sur internet.
Voici mon texte :

« Jean FERRAT tient à préciser qu’il n’a déposé aucune « plainte », ce qui supposerait une intervention personnelle et une procédure en principe pénale.
Il a au contraire, avec son éditeur, décidé de soumettre aux tribunaux civils un différend qui l’oppose principalement à la société OPSION INNOVATION, société anonyme, contre laquelle une procédure est déjà pendante pour des faits extérieurs à ceux reprochés à l’Association MUSIC CONTACT.
Il appartient donc désormais au Tribunal de Nanterre de juger si les faits en cause, soit la reproduction sans autorisation ni de leur auteur, compositeur, ni de leur éditeur de 50 chansons constitue une atteinte à leurs droits et le cas échéant d’estimer les préjudices matériels et moral.
L’Association MUSIC CONTACT, qui est très active sur le plan procédural puisque son avocat a déjà transmis force courriers, sommations et conclusions a tout loisir de faire valoir ses droits devant la justice.

A ce jour, ni Monsieur Ferrat, ni son éditeur ni son avocat n’ont été approchés par la société OPSION INNOVATION ou par l’Association MUSIC CONTACT ou son Conseil en vue d’un règlement amiable de ce litige, comme c’est souvent le cas.
Il semble bien que l’Association MUSIC CONTACT veuille donner à ce différent l’écho médiatique le plus large possible sur tous supports.
Un hommage est incompatible avec la violation des droits élémentaires de celui que l’on veut « honorer » »
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Jean FERRAT

Fermer la fenêtre.